De la pénombre dans la lumière : le réel n'est qu'une fiction que l'on vit!

En vrac

J’aimerais

Je voudrais écrire.

clavier

Ecrire chaque lettre, touche après touche, chaque mot, chaque phrase, chaque texte jusqu’à en détraquer mon clavier. Je voudrais écrire jusqu’à avoir des callosités au bout des doigts, jusqu’à en faire saigner mes phalanges. Je voudrais travailler ma prose jusqu’à en avoir des maux de tête. Je voudrais me laisser voguer sur les vers, me noyer sous les mots, me perdre à jamais dans leur illusion. Je voudrais fixer mes textes jusqu’à n’y voir que du feu, les contempler alors qu’ils vacillent et dansent comme une flamme. J’aimerais écrire toutes ces phrases et me perdre dans leur mélodie jusqu’à en devenir sourd ; j’aimerais goûter leur saveur jusqu’à l’écœurement, exhaler leur parfum d’aventure et de paradis pour qu’il imprègne le papier.

Toutes ces lettres que j’aimerais agencer pour en faire une réalité…

Si seulement j’en avais l’inspiration.


Maisel 3159–Il faut gratter Dédé

Le jeu de l’oie se met au vert

Vous voulez de l’information, mais aussi du suspense, de l’intrigue, de l’action, de la passion… et un CF2 ?

Alors Dédé est fait pour vous. Testé par 170 élèves ingénieurs en moyenne, tous ont été ébranlés par sa forte capacité émotionnelle.

La moitié de la promotion a en effet attendu le début de cet évènement d’envergure, dans l’expectative, en Amphi 10. Une grande déception a touché ces 85 candidats lorsqu’une heure après le début de l’évènement, quelqu’un venait annoncer son annulation. (Pour tous ceux qui ont pleuré l’annulation du concert de Lady Gaga, cessez de vous apitoyer sur votre sort et pensez plutôt à tous les malheureux qui se sont vu interdire la rencontre avec Lord Dédé).

Car pour Dédé comme pour Gaga, l’extravagance était de mise. En effet, la moitié des 170 candidats s’est vue décerner le premier prix (à savoir la totalité des cours) alors que la moitié restante gagnait un prix de consolation (la moitié du premier prix). Après cette première manche pleine de suspense, tout le monde attendait la seconde avec patience et un peu d’appréhension.

C’est alors que Dédé s’est fendu d’une épreuve intermédiaire, exploit sportif rapporté en exclusivité mondiale dans INT’imes. « Votre mission, si vous l’acceptez, est de trouver la date et l’heure du Contrôle Final avant que celui-ci ait lieu». Sans l’aide de Passe-partout, les 170 candidats se sont alors lancés à la recherche de la date en question, espérant la trouver avant que la dernière épreuve ne débute. Les énigmes se succédèrent sans trêve, la réponse étant souvent d’aller demander à un certain Gaspar alors que ce pauvre Gaspar n’en savait rien, ce qui amenait alors les candidats à aller glaner un nouvel indice, qui était bien souvent à nouveau d’aller s’en quérir auprès de Gaspar.

clip_image002Voyant que les candidats n’arrivaient pas à trouver la bonne réponse, les intermittents de Dédé ont finalement décidé de leur donner à tous l’information qu’ils gardaient jalousement pour eux. Pour la deuxième épreuve, il n’y a donc pas eu la moindre élimination.

Mais les épreuves n’étaient pas terminées. L’épreuve suivante consistait à lire un document de trente-trois pages pour certains contre six pour d’autres (Tout le monde sut alors quelle équipe les organisateurs soutenaient) en deux jours et demi. Des chiffres historiques témoignent du nombre de fans de Dédé : environ le nombre qui manquait à l’appel en Gestion-Droit-Finance cette semaine-là.

Alors que certains pleuraient en cours d’algorithmique, que d’autres lisaient discrètement les documents en question la veille du contrôle, les organisateurs ont jugé l’épreuve trop difficile et ont donc décidé d’accorder aux participants les questions qui allaient leur être posées à propos des documents en question. Cependant, le mystère planait toujours pour les lecteurs du document de six pages. En effet, la moitié des réponses y figuraient, mais pas l’autre.

Dédé a alors adressé un mea culpa général à tous les participants et a posté sur Moodle les quatorze pages restantes du document qui n’en comportait que six à l’origine, et tout cela quinze heures (dont certaines habituellement réservées au sommeil des participants) avant l’épreuve finale.

Quelques heures après cette rectification, le soulagement s’est exprimé par autant de rires que de cris et de larmes lorsque Dédé annonçait que la dernière épreuve était repoussée : elle se tiendrait deux semaines plus tard. INT’imes a alors été le témoin de beaucoup d’émotion et nous regrettons le fait que nos photographes n’aient pas pu être présents pour immortaliser ce moment.

L’épreuve finale s’est alors déroulée de façon étrangement organisée, sans imprévu ni incident. Bien sûr, il y avait deux questions identiques dans le questionnaire réservé aux lecteurs du second document. Mais ne nous formalisons pas.

Vu le large succès de Dédé auprès des élèves ingénieurs, l’aventure va se renouveler avec une deuxième saison inédite pour permettre aux managers d’y participer.

Aurez-vous le courage de relever le défi ?

PS : il est possible de gratter Dédé ; il suffit de savoir utiliser l’outil recherche d’Adobe Reader…


Ton bonheur ne dépend que de toi. J’espère qu’un jour, tu comprendras ce que je viens de dire.

Il arrive qu’après une soirée arrosée, on ait des conversations profondes. Certes, pas beaucoup arrosée pour moi car je n’ai bu qu’une ou deux gorgées dans le verre d’un autre, mais arrosée pour mes interlocuteurs.

Au fil de mes conversations avec certains qui ont l’alcool triste, je me suis rendu compte d’un élément qui me différenciait probablement de beaucoup de gens, et qui faisait mon bonheur quasi-permanent.

bonheur1Je suis persuadé que mon bonheur ne dépend que de moi. Et c’est cela même qui me permet d’être heureux. Pas ma vie sentimentale, pas la réalisation de mes projets professionnels, pas même l’investissement de mon temps dans mes passions et hobbies. Non, ce qui fait mon bonheur actuel, c’est principalement le fait d’être convaincu que mon bonheur futur ne dépend que de moi.

Si on y réfléchit, ceux qui pensent que leur bonheur dépend de la découverte de la femme (ou homme) de leur vie, de la réalisation d’un projet qui dépend d’autres personnes, comme des enfants, ou de tout autre projet qui implique la contribution obligatoire d’autres personnes, vivent sur l’espoir que le hasard fera bien les choses. Qu’il mettra les bonnes personnes sur leur chemin, qu’il poussera la situation en une position favorable. Que de choses qui ont plus de chances, statistiquement, de ne pas se produire que de se produire réellement.

Pour le vivre bien, il faut un optimisme à toute épreuve, car chacun sait que le hasard ne fait que rarement bien les choses, et la vie nous l’a prouvé maintes fois au moment de cette constatation. Vient alors une sorte de désespoir rarement avoué, une impression que le bonheur ne viendra jamais, qu’il est bien trop aléatoire pour nous arriver à nous.

Détrompez-vous! Le bonheur, on ne peut pas l’atteindre en étant persuadé qu’il arrivera tout seul – ou plutot, en l’occurence, qu’il ne viendra jamais. On est pas heureux de cette façon. On est dépendant, on est le plus souvent désespéré, pour tout dire. Je l’ai été, je sais donc de quoi je parle.

Non, soyez-en persuadé, le bonheur ne dépend que de nous. De notre travail pour réaliser nos objectifs, de notre persévérance et de notre volonté. Je suis heureux car je sais que le bonheur est atteignable, si je m’en donne les moyens. Je continuerai à m’épanouir en écrivant, sans doute sans jamais être publié, mais je sais que je persévererai car j’en ai la volonté. Et savoir que tout ceci ne dépend que de moi fait mon bonheur actuel.

C’est drôle, non, ce paradoxe ? Je suis heureux de savoir que je pourrai l’être en m’en donnant les moyens.

Je ne sais pas si je suis très clair. Mais en résumé, la meilleure façon d’atteindre le bonheur est de refuser qu’il ne dépende pas de nous. Je refuse de croire que je ne pourrai pas être heureux, à 65 ans, juste parce que je n’ai pas de mari. Je sais que je pourrai toujours m’épanouir sur d’autres plans, et que je ne serai pas forcément malheureux d’être vieux et seul. Pourquoi? Parce que la société l’a dit? Non, franchement, pourquoi serai-je plus malheureux à 60 ans seul que maintenant? Vais-je changer au point de refuser toute vie sociale et intellectuelle?

La boucle est bouclée. En restant dans le même état d’esprit, je m’assure le bien-être intellectuel toute ma vie durant.

Cette assurance, c’est une certitude, pas un espoir. C’est sans doute pour ça que malgré tout, je m’en vais au lit la tête légère, sans appréhensions ni désespoir…


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