De la pénombre dans la lumière : le réel n'est qu'une fiction que l'on vit!

Maisel 5117 – À Mauvais Entendeur

Je ne veux pas de tes regrets. Je ne veux pas de ta considération, de ton « estime », si « minime » soit-elle. Je ne veux même pas de tes excuses.

 

Garde tes explications. Garde tes insultes.

 

« Je sépare le personnel de l’associatif. Un jour, j’espère que tu comprendras et que tu viendras me parler, et qu’on ne perdra pas contact »

 

Désolé, mon chou, mais je ne vois pas comment tu pouvais plus me manquer de respect qu’en me disant ça. On en revient toujours à la même rengaine, n’est-ce pas ? « C’est pas contre toi ».

 

Tu apprendras, mon lapin, que c’est précisément ce qu’il ne fallait surtout pas me dire. Surtout pour ajouter dans ta phrase que j’étais « sournois » d’avoir rompu contact et qu’il y a trois mois, tu avais encore « un minimum » d’estime pour moi.

 

Soit c’est une boutade pas très drôle, soit c’est une insulte, soit c’est très maladroit.

 

Je pense personnellement que c’est un peu des deux derniers. Mais quoi que ce soit, je ne veux surtout pas de ton estime. On a bien vu ce que tu en as fait lorsque tu en « avais encore un minimum ». Je ne veux même pas rester en contact. Je pensais que c’était évident.

 

Je t’ai ouvert une fenêtre sur ma vie. Tu as passé ton bras à travers, tu as saisi quelque chose, et tu as serré jusqu’à ce que ça fasse « couic ». C’était bien trop facile. Maintenant que je l’ai fermée, comment veux-tu que je l’ouvre à nouveau ? Penses-tu que je suis assez stupide pour te faire confiance ? Visiblement, tu n’as toujours pas compris ce qui s’est passé, n’est-ce pas ?

 

Fais moi un plaisir, et ne m’adresse plus la parole, chéri. Fallait y penser avant de m’envoyer en dépression pendant un mois. Nous ne sommes plus des enfants, jouant avec des enjeux tellement superficiels qu’il est toujours facile de « faire la paix ». Et la meilleure chose que je puisse faire pour te le faire comprendre (je suis grand seigneur), c’est de ne plus t’adresser la parole. Tu n’es plus digne de ma confiance. Tu n’es plus digne de ma considération. Tu n’es même plus digne de ma sympathie. Assume.

 

Car je n’oublierai pas.

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